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Les
camps de vacances Tobanak
Quand j'encadrais des
colonies de vacances l'hiver, je regrettais
de voir les enfants souvent caresser les
chiens à travers leurs grosses moufles et me
voir nourrir les chiens le soir alors qu'ils
étaient en pyjama derrière les vitres.

Quand je parlais de faire
des activités l'été, les réponses septiques
étaient "tu ferais quoi, du traîneau à roues
?". Et non, j'imaginais de simplement vivre
avec les chiens avec le plaisir de
communiquer. Tout le monde semblait
incrédule qu'autre chose qu'une activité
sportive soit possible, et pourtant...

Le premier séjour s'est
donc fait en montagne avec une optique de
découverte de la nature et des activités
allant dans ce sens. Ce premier essai d'une
semaine en juillet 1995 m'a montré qu'on
avait largement assez à faire avec les
chiens ! 15 enfants et 15 chiens ont vécu
cette première expérience, sous 2 tipis.

Le chien est donc devenu
le point central, et les séjours se sont
petit à petit organisés sur la Saône
et Loire. Le principe est toujours resté "un
enfant, un chien", de façon à ce que
l'expérience soit vraiment basée sur un
échange personnel. Les camps ont eu lieu
jusqu'en 2002.

L'un des points de
réussite tient au caractère des samoyèdes,
qui sont des chiens d'une grande confiance
et rapidement, si ce n'est instantanément,
communicatifs avec un inconnu. Chaque enfant
pouvait tout de suite se sentir bien avec
SON chien.

La présence de chiots
n'était pas non plus pour déplaire !

Les activités ne se sont
jamais basées sur le dressage des chiens,
car la seule chose qui compte est la
connaissance du chien et la communication à
établir, le reste vient tout seul. Il
n'était donc pas question de donner des
recettes pour savoir quoi faire pour qu'un
chien s'assoie. Comme les enfants disaient
souvent "assis" à un chien, premier ordre
jamais exécuté parce que non connu ("sit"
était connu de certains !), j'ai tout de
suite mis l'accent sur le fait que le chien
n'était pas un être à qui on donnait des
ordres et qui obéissait ! La relation existe
ailleurs que dans ce type d'échange !

Des jeux de colonies ont
été inventés, ou souvent des adaptations de
jeux connus, comme le béret ou les douaniers
contrebandiers (de la croquette de
contrebande snifée par des chiens chercheurs
!). La nature est devenue un champ
d'agility, des obstacles ont été construits
sur le terrain, de perches et de cerceaux de
feuilles.

Les jeux sans les chiens
tournaient aussi autour de la connaissance
du chien et de la nature. L'alimentation
était en partie bio, et cuisinée au feu de
bois tous les soirs, feu qui a souvent été
allumé au silex. Puis une partie des légumes
a été cultivée sur place. 5 tipis se
dressaient tous les étés dans le grand pré.

Les plus grands se sont
aussi initiés à atteler leur chien à une
trottinette tout terrain, des animations ont
été organisées différentes années, comme par
exemple un atelier préhistoire, de grands
jeux de piste, et des nuits à la belle
étoile avec son chien !
Françoise Bivel

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