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Tant que l'on ne
parle que de "races", on reste dans une
démarche de "chasse aux sorcières".
L'erreur principale de la loi de 99 porte
sur la notion de race, voyez le chapitre
La
loi de 99 et les races
La génétique implique de
reconnaître :
qu'il y a bien des espèces différentes, puisque "les
chiens ne font pas des chats" et que chaque
espèce a ses caractéristiques propres,
que l'élevage pratiqué par l'homme ne crée
pas de nouvelles espèces mais des différences artificielles dans la
même espèce, ce que nous appelons "race".
Le principal
consiste donc à expliquer clairement :
La génétique du comportement, car la
dangerosité ne se transmet pas plus que la
gentillesse,
L'intime imbrication des caractéristiques
innées et acquises, de façon à savoir
comment on doit s'adapter à une race de
façon à vivre avec elle en société.
Voir aussi dans nos dossiers :
Inné ou acquis ?
Qu'est-ce qui compte le plus, l'hérédité ou
l'éducation ?
 
Quand les extrêmes en entraînent d'autres
C'est
une loi injuste pour les bons propriétaires,
qui payent pour les mauvais !
Les
réactions contre la loi de 99 sont parfaitement justifiées de la
part des propriétaires et des clubs des
races concernées.
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Pourtant, il est à noter une erreur
importante, qui est celle d'attribuer
entièrement la faute au dressage du chien.
On sait que tout est acquis autant que tout est inné, c'est mélangé !
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Pourquoi, par légitime urgence, faire le nid
à de futurs problèmes en niant toute
influence de la génétique dans le
comportement ?
Même si le propriétaire
ayant dressé son chien est responsable, et
même coupable, il n'a pas fait au hasard son
choix de race. Lorsqu'on crée une race à partir
de molosses, très proches de l'homme et
réceptifs au dressage, et à partir de
terriers, génétiquement sélectionnés pour
faire face à un animal dans un terrier et être
persévérant, tenaces, le résultat est évident sur les
possibilités du chien.
On est d'accord que ces possibilités doivent
être exploitées dans un certain sens de
façon volontaire pour s'exprimer...
On peut
très bien rouler tranquillement avec
beaucoup de chevaux dans le moteur, mais
lorsqu'on veut dépasser les limites, on
choisi sa voiture en conséquence aussi !
Je suis donc bien sûr d'accord
avec les revendications des clubs de race, car les
chiens et les races ne sont pas responsables,
mais il faudrait à mon avis accepter de
plus reconnaître la part génétique du
comportement.
Cela permettrait justement de pouvoir accuser
ceux qui feraient des croisements
intentionnels dans le but d'augmenter
l'agressivité des chiens.
On ne peut pas défendre les
races concernées par la loi de 1999 en
disant que ce sont des chiens comme les
autres, car ils ont leurs caractéristiques,
comme les autres.
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Cette attitude consistant à dire que ces
chiens sont "comme les autres" est encore
une trace de la notion sous-jacente de
racisme. Comment se défend-on du racisme en
général ?
En disant "on est comme les autres", ou bien
"ils sont comme nous". Alors qu'en fait, la
bonne réponse contre le racisme est de dire
"on est tous différents".
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Il faut reconnaître les
spécificités de caractère, transmissibles génétiquement. Il y a
suffisamment de spécialistes, de
scientifiques même, qui le
prouvent. Le professeur Jean-François
Couraud a par exemple fait une étude sur les
chiens de travail et la sélection des
capacités de travail. Il y a des différences génétiques
et donc héréditaires du comportement, mais
ce n'est bien sûr ni la gentillesse ni la
méchanceté qui sont héréditaires !
Françoise Bivel
NB :
Je pourrais ne pas être personnellement concernée par
cette loi puisque je ne suis pas amateur de
molosses (bien qu'ayant eu 2 bulldogs
anglais morts précocement, à cause de leur
physique), mais tout le monde doit être
concerné par une loi qui fait une erreur et
porte atteinte au chien d'une façon globale,
et qui porte aussi atteinte à l'être humain
en encourageant la ségrégation.
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