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Il est clair que cette loi devrait supprimer
la notion de race de son texte, et
focaliser les sanctions sur le fait
d'utiliser intentionnellement un chien comme
arme.
Mais cette loi n'a pas que des points
négatifs !
Connue pour légiférer sur certaines races,
est moins connue pour :
1-
Avoir rendu obligatoire l'inscription au LOF
(ou à un livre étranger reconnu) pour
pouvoir dire (et indiquer dans une
publicité) qu'un chiot, chien, chat ou
chaton, est de race pure.
2-
Avoir rendu obligatoire le certificat de
capacité.
3-
Avoir rendu obligatoire l'identification des
chiens chez le naisseur avant cession, avec
un âge minimum de cession.
4-
Avoir posé des obligations concernant la
publicité, l'information des
clients.
5- Avoir distingué les amateurs et les
professionnels
Ces points
sont souvent connus sans savoir que c'est
une conséquence de la loi de 1999 "sur les
chiens dangereux".
 
1- Chien de race pure ?
Définition de race génétique, ou
bien administrative ?
Pour répondre à cette question, voir
notre chapitre sur
la loi de
99 et les races.
Influence de la loi
sur la reproduction et l'élevage :
Pour certaines races,
l'inscription ou non à un livre
d'origines change l'appartenance à
la 1ère ou à la 2ème catégorie,
ce qui a fait augmenter les
inscriptions au LOF au détriment des
chiens non inscrits, conséquence
plutôt intéressante !
Les races concernées
font partie du 2ème groupe de la
FCI, et le Tosa, un molosse très
rare, est une race japonaise. Les
groupes (il y en a 10) de la FCI
n'ont rien à voir avec les
catégories (1ère et 2ème).
 
2- Le certificat de capacité :
Il faut
posséder un certificat de capacité, ainsi
que déclarer son élevage, dès 2 portées par
an. "Déclarer" signifie auprès des impôts et
de la caisse de MSA. L'état a profité de la
loi sur les chiens dangereux pour faire un
peu de ménage dans le travail au noir !!!
L'article
13 dit qu'il faut posséder un certificat
de capacité "attestant de ses
connaissances relatives aux besoins
biologiques, physiologiques, comportementaux
et à l'entretien des animaux de compagnie".
Ce
certificat est délivré par la Direction
des Services Vétérinaires (DSV). Il faut
le demander en justifiant de 3 années
professionnelles minimum, ou bien après
avoir fait un stage organisé par la Société
Centrale Canine (SCC), ou bien par la
Société Francophone de Cynotechnie (SFC).
Nous
attirons l'attention sur la mise en place
hâtive de ce certificat de capacité,
car il ne veut souvent pas dire grand chose,
étant donné la facilité à l'obtenir !
Mentionner avoir son certificat est
obligatoire, mais ne lui attribuez pas trop
de valeur.
Un certificat de capacité n'a pas la même
valeur selon qu'il a été acquis par
équivalence après une expérience
professionnelle d'au moins 3 ans et le
passage d'un examen de type QCM.
Il n'a pas non plus la même valeur que les
diplômes d'état qui existent en élevage et
maintenant en éducation canine.
 
3- L'identification des chiens et
l'âge de cession :
L'âge de
cession des chiots a été fixé de
façon claire, 8 semaines minimum.
Tous les chiots doivent être
identifiés avant cession, même à
titre gratuit. Il faut ne faut plus
donner les chiots non tatoués ou
pucés, mais le faire faire, quitte à
se faire rembourser les frais.
Cette mesure doit limiter les
fraudes et permettre d'assurer que
le chiot qui arrive non identifié
chez le vétérinaire ne soit pas issu
d'un trafic. Toutes les personnes
honnêtes qui ont cédé un chiot issu
de leur chienne, parfois portée
accidentelle et assumée, ignorent
cette nécessité justifiée par les
trafics.
Il faudrait que les vétérinaires,
qui évidemment identifient quand
même le chiot, soient tenus
d'informer les maîtres, et de
demander l'origine du chiot avec le
nom de celui qui leur a vendu ou
cédé le chiot. Il faudrait même que
cette obligation d'acquérir un chiot
identifié soit affichée chez le
vétérinaire !
 
4- Publicité et obligation
d'information :
Le texte de loi a
légiféré sur les publicités
de vente de chiots et chiens.
Il est obligatoire de
délivrer un document de
renseignements sur le
comportement et l'éducation du
chiot.
Comme la loi n'est
pas claire, ce document est encore
trop souvent réduit à un minimum
bien trop léger.
 
5- Amateur ou
professionnel ?
Beaucoup d'éleveurs amateurs ont été obligés de se mettre en règle
et de prendre un N° de SIRET pour une activité qui était assez
conséquente bien qu'amateure. Ils doivent aussi payer une cotisation
de solidarité à la MSA (Caisse de sécu des
agriculteurs, la Mutualité Sociale
Agricole).
Un particulier ou producteur occasionnel, a quelques obligations qui
lui sont spécifiques, et sur lesquels nous informons également.
D'autre part, tout producteur même amateur a des obligations quant
au choix des reproducteurs, à la prévention des maladies
héréditaires, et à la qualité d'élevage et éducation de sa portée.
C'est pour cela
que nous proposons aux éleveurs
occasionnels, un service inédit et aussi notre livret d'éducation pour leurs acheteurs de chiots, pour éviter
qu'ils n'aient à rédiger un
document pour une ou
deux portées.
 
Notre
association Danse avec les chiens insiste dans tous les cas sur l'éducation
précoce des
portées, chez l'éleveur (au sens large), et au démarrage lors de
l'arrivée chez le nouveau propriétaire.
Nous cherchons aussi des solutions pour éviter le principal problème de la mise en
application de ces programmes : le coût.
Voir nos
propositions.
 
Françoise Bivel.
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