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Les personnes sont protégées par la loi en France contre toute forme de discrimination
fondée sur :
l'origine, la race, la religion, ou l'appartenance à une nationalité
ou à une ethnie,
mais aussi contre les discriminations fondées sur le sexe, les
moeurs, ou le handicap.
Et la possession d'un chien de race ?
Un peu d'histoire de l'homme et de ses droits :
- 1789 : Déclaration des Droits de l'Homme
et du Citoyen.
- En 1881 : loi concernant la liberté de presse,
- 1948 : Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.
- Loi du 1er juillet 1972, sur la libre communication des pensées et
des opinions.
- Depuis 1994, le Code
Pénal prévoie de nouvelles infractions et réprime mieux les délits
racistes.
Pourtant on voit apparaître de nouveaux délits basés sur le
racisme, sans que ceux-ci ne soient sanctionnés !
Le racisme au sens large n'a pas disparu avec la loi ! Une loi
nécessaire est même une preuve d'existence de délits en puissance...
La ségrégation en fonction de la race de chien des
personnes est donc devenu l'un des exutoires possibles pour des personnes pleines de
peurs et de rancoeur.
Les sentiments d'injustice ressentis dans
notre société ont besoin de bouc émissaire, et au lieu de s'exprimer contre des personnes différentes jugées responsables, alors cela
peut être à l'encontre d'animaux, et surtout de leurs maîtres qui
"trinquent" !
Pourtant, la loi française essaye de traquer les diverses formes
d'expression et de manifestation du racisme et de la xénophobie.
 
De nombreuses associations luttent contre le racisme, qui s'étend au
delà de la notion de race à toutes les discriminations. Elles
agissent en informant :
Pour montrer que le racisme joue sur la peur et la méconnaissance
d'autrui.
Pour prendre conscience que la banalisation des ségrégations est une
menace.
Il faut voir que la discrimination selon la race de son chien
fait parti de cette banalisation du racisme.
L'éducation au respect du chien sans se baser sur la race
peut donc avoir une influence sur notre société, qui a besoin
d'une éducation pour :
favoriser le respect des différences,
cultiver la tolérance,
savoir vivre ensemble dans la solidarité,
s'enrichir de la diversité humaine et culturelle.
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Le chien peut aider à faire évoluer
les mentalités et à rendre la
société plus tolérante ! |
 
Qu'est-ce qu'une discrimination ?
C’est une différence faite illégitimement ou
de façon injustifiée contre une personne.
Législation française contre le racisme :
Loi du 29.7.1881, modifiée par la loi du 1er
juillet 1972. Des additifs lui ont été
apportés par les Lois du 11 juillet 1975
(discriminations sexistes), du 7 juin 1977
(discriminations dans les activités
économiques), du 3 janvier 1985 (violences
et crimes racistes), du 25 juillet 1985
(discriminations relatives aux mœurs ), du
30 juillet 1987 (renforçant certaines
dispositions de la Loi du 1er juillet 1972)
et du 13 janvier 1989 (discriminations liées
à l'handicap).
La loi du 16 novembre 2001 interdit les
discriminations, qu’elles soient fondées sur
: l’origine, le sexe, les mœurs, la
situation de famille, les opinions
politiques, les activités syndicales ou
mutualistes, les convictions religieuses,
l’état de santé ou le handicap,
l’appartenance à une ethnie, une nation ou
une race, le patronyme, l’apparence
physique, l’âge et l’orientation sexuelle...
Même si les "discriminations relatives aux
mœurs" concernent la vie personnelle
sexuelle, le terme "moeurs" concerne les
modes de vie dans un sens plus large, et
le fait d'avoir un chien de compagnie (ou
d'activités sportives) fait aussi partie
d'un choix de vie qui ne doit pas pourvoir
porter à préjudice.
La solution n'est pas de légiférer
simplement sur l'interdiction des
expressions de racisme envers certains
maîtres, mais bien de couper à la racine ce
phénomène d'excitation autour du sujet des
races, en corrigeant cet encouragement au
racisme redirigé, par la catégorisation des
chiens en fonction de leur race.
Une loi française ne peut pas aller ainsi
à l'encontre d'autres lois ! Personne n'y a
sans doute pensé lors de la création de la
loi de 99, mais il faut en faire la
correction rapidement, étant donné les
effets néfastes indirects.
Il faut se recentrer :
sur les problèmes de délinquance posés par
l'utilisation volontaire d'un chien comme
arme,
et sur le problème de la prévention par
l'éducation des maîtres pour un vrai respect
du chien basé sur un choix de race
respectueux de la vie que le chien doit
mener.
Françoise Bivel.
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