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Le traîneau à chiens
Le chien de tête.
Tous les
titres de ce chapitre se suivent,
et ce texte est avant tout un hommage à
Dotchka.
Le
dressage des chiens de traîneau est quelque
chose d'un peu à part. En fait, on parle
rarement de dressage, alors que cela en est
bien un. Certes, les clubs de traîneau ne
sont pas des clubs d'éducation, et nous
parlons toujours d'entraînement des chiens
de traîneau.
Un musher,
c'est-à-dire un conducteur de traîneau, dit
très souvent qu'il va entraîner ses chiens,
jamais qu'il va les éduquer ni les dresser.
L'entraînement, en anglais, se dit «
training ». Hors, « dog training » et « dog
trainer » veulent respectivement dire «
éducation canine » et « éducateur canin ».
Certes,
l'entraînement des chiens de traîneau est en
grande partie un entraînement physique et
sportif. Pourtant, il y a bien un dressage,
d'une part pour tirer ensemble, et d'autre
part pour diriger les chiens. Pas de rênes,
le dressage du chien de tête est essentiel !
C'est de
ce premier aspect dont nous parlerons,
réservant le dressage général de tous les
chiens à un prochain volet. Mon intention,
mis à part un hommage à ma merveilleuse
chienne de tête Dotchka, est de :
faire le parallèle entre ce dressage
particulier et les règles plus universelles
de l'apprentissage.
Tous les
mushers vous parleront avec passion,
enthousiasme, respect et déférence de leur
chien de tête. Nous sommes tous
impressionnés par ce que notre chien de tête
à un jour été capable de faire, et si ce
n'était qu'un jour, qu'une fois... Non,
c'est si souvent, et si souvent que les
erreurs viennent de nous, d'un manque de
confiance aussi : Une demande faite trop tôt
et exécutée instantanément par un chien
attentif, une habitude trop bien ancrée par
facilité, le sens de mots mal définis pour
le chien... En fait, on apprend beaucoup de
notre chien lui-même.

Françoise Bivel
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