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Faire du traîneau avec un musher pro
 
De même qu'il est
possible de pratiquer l'équitation dans un
centre et sans avoir de cheval soi-même, il
existe des centres de conduite d'attelage,
pour vous initier ou partir plusieurs jours
en randonnée.
Cette activité est
particulièrement développée en colonies de
vacances, et c'est une merveilleuse
opportunité pour des enfants !
Je vous recommande aussi
particulièrement cette initiation avant de
vous lancer avec vos propres chiens.
Vous devez être prêt à
vous investir physiquement et moralement,
mais le niveau sportif n'est pas élevé, donc
l'activité est accessible. Il est possible
de se lancer rapidement en randonnée, ce
sera la découverte au fur et à mesure...
Voyez
notre page de liens
vers les sites des mushers professionnels
qui peuvent vous faire vivre ce rêve.
Vous devez bien sûr être
investi au niveau des chiens, car vous
participerez à tout et serez en relative
autonomie avec votre attelage, même si vous
suivez toujours l'attelage du musher qui
vous guide. Mais le plus important vis à vis
de "vos" chiens sera de savoir communiquer
avec eux.
Le plus gros défaut
est de ne pas savoir allier le geste et la
parole.
Mettez-vous un moment à
la place de chiens qui tirent et ne vous
voient pas, les seuls liens sont la voix et
le contact dans le harnais par
l'intermédiaire de la ligne de trait.
Vous devrez soigneusement
utiliser les mots que vous donnera le musher
pour avancer, ralentir et vous arrêter. Vous
devrez être très précis sur :
Les mots qu'il vous a donné, l'ordre
des mots s'il y en a 2 (le nom du chien de
tête par exemple) et l'intonation.
Le moment où vous les dites, en
accord avec les gestes que vous ferez. Il
est parfaitement inutile, et même cruel, de
demander aux chiens de s'arrêter, puis sans
rien dire vous rappeler qu'il faut freiner
et leur planter un grand coup de harnais
dans les épaules !
Ce sont les gestes et les
actions qui comptent pour les chiens. Les
mots sont là avant tout pour donner des
indications aux chiens et leur permettre
d'anticiper ou d'être attentifs. Ils ont de
toute façon le souhait de coopérer dans le
groupe qu'ils forment, à vous de vous faire
accepter comme membre en communiquant de
façon compréhensible.
Mettez-vous à la place
des chiens et dites moi, lorsque vous sentez
une résistance derrière, si vous devez
ralentir pour vous arrêter, ou si vous devez
mettre un coup de collier et tirer plus fort
?
C'est la voix qui vous
donne l'indice ! Non il ne s'agit pas
d'ordres mais de vraies indications
complices, celles qui créent l'harmonie avec
votre attelage. Un mot vous dit "ne te
fatigue pas, ne te fais pas mal aux épaules,
on ralenti, on s'arrête". Un autre mot vous
dit "Vas-y, mets un coup de collier, ça va
passer!". Ne seriez-vous pas reconnaissants
d'avoir ces renseignements, au lieu de vous
faire secouer au bon gré du deux pattes
derrière vous ?
Si vous ne faites pas
partie du groupe par la cohérence de vos
mots et de vos actions, les chiens ne vous
écouteront pas et resteront reliés
uniquement à leur musher et à suivre les
autres attelages, un peu comme certains
chevaux de club qui suivent leur piste et la
queue du cheval précédent... Ce sera une
expérience nettement moins intéressante pour
vous.
Si au contraire vous
atteignez cette dimension de communication,
vous vous sentirez aussi en communication
avec la nature autour de vous, et cela vous
donnera une joie d'harmonie relationnelle
comme des choristes qui sont portés par une
parfaite unisson.
Alors parlez à vos
chiens, dites leur d'avancer ou de ralentir
même quand c'est inutile s'ils suivent les
chiens de devant. Et ne tombez pas dans le
piège de vous dire que vous devez
communiquer sans vous faire dominer, pas la
peine d'utiliser un ton autoritaire. Laissez
la hiérarchie aux chiens entre eux, et
laissez la vôtre au placard de votre bureau
!
Françoise Bivel
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