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Les
premiers samoyèdes sont arrivés en Grande
Bretagne vers 1890, où la couleur blanche a
alors été sélectionnée, peut-être pour
s’accorder à son caractère angélique ? Ils
arrivèrent en France dans les années 20.
Avant,
et depuis bien longtemps, ils étaient
bergers de rennes en Russie, dans la partie
occidentale, accompagnant donc le peuple des
samoyèdes, pas si loin de ceux que nous
appelons les Lapons et qui se nomment
eux-mêmes les « Sami ».

Les
samoyèdes vivaient sous leurs "tchoums",
équivalents aux tipis, et des reportages
récents montrent qu'il en existe encore. Ces
peuples souffrent d'ailleurs de racisme dans
les pays modernes qui se sont formés autour
d'eux et incluant leurs terres.
Plus
polyvalent que pur chien de traîneau (les
rennes étaient attelés), le chien des
samoyèdes gardait les troupeaux… et les
enfants.
Les
explorateurs signalaient déjà l’extrême
gentillesse de ces chiens qu’ils trouvaient
le soir sur leur sac de couchage !

Hommes et
chiens menaient une vie rude, ou le plaisir
de la vie résidait notamment dans le
relationnel, ce chien en est la preuve !
Le
passé des races nordiques explique aussi
maints traits de leur caractère. Par
exemple, ils comprennent mieux la notion de
nécessité et de coopération avec l’homme que
celle de soumission aveugle aux ordres.
Ne peut-on l’expliquer par la contrainte
d’un milieu difficile qui dispensait en
partie les hommes d’exercer eux-mêmes cette
contrainte sur leurs chiens ?
Ce
chien n’est pas foncièrement fugueur, il
n’a pas la même notion que nous du
territoire, nuance... Là-bas, les chiens
vont où ils veulent et pourtant restent au
village, sauf s’ils sont envoyés chercher un
troupeau, tout seuls, d’où leur autonomie
d’ailleurs. Donc c’est une pure question de
motivation.
De
même, il est facile d’expliquer le calme
posé de ces chiens lorsqu’ils sont
inactifs :
Ils se
reposent pour être toujours prêts à partir.
Les chiens de traîneaux sont réputés ne
jamais se donner à fond pour garder de la
réserve. Tous ceux qui ont un jour poussé un
traîneau avec des chiens fatigués, jusqu’au
passage d’un gibier, se retrouvant alors au
galop malgré les deux pieds sur le frein, le
savent bien ! Ceux qui attèlent des chiens
de chasse (braques…) qui se donnent plus à
fond, voient bien la différence aussi.
Chez les
nordiques (de traîneau, de chasse ou de
berger), les meilleurs chiens de travail (et
donc de compagnie) sont les plus calmes, et
non pas les plus remuants.
Autre
évidence que révèle son origine, ce chien à
fourrure (mais qui mue au printemps) ne
craint pas particulièrement le chaud.
Il
vient d’un pays à climat continental, où le
soleil de minuit doit bien faire monter le
mercure !
La
fourrure l’isole de tout et freine les
échanges thermiques, dans les deux sens.
S’il aime se dorer au soleil, il ne peut par
contre pas fournir de gros effort par temps
chaud.

Il a
été utilisé par les Européens, pour leurs
expéditions, avant ses cousins américains,
tout simplement parce qu’ils étaient sur
place. Si vous pensez qu’Amundsen
(Norvégien) a été le premier à arriver au
pôle sud, eh bien je peux vous dire que
c’est faux ! C’est son chien de tête, un
samoyède !
Françoise Bivel
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